Le Google Glass et le iWatch sont-ils le seul avenir de la technologie dans la fringue?

La technologie est de plus en plus omnipresente, et on est nombreux à se demander pourquoi elle n’a toujours pas percé dans le vêtement. Le marché du digital s’agite avec Google et Apple, qui présentent chacun leur objets connectés (google glass & l’éventuel iWatch). On prédit une croissance forte au digital dans le domaine de l’habillement. Pourtant la présence du digital reste balisée dans des domaines bien particuliers, dits « techniques »: le sport, le vêtement spécialisé et les accessoires (comme les montres, par exemple).

En même temps, depuis qu’on a inventé l’électricité, les vêtements ne sont pas devenus électroniques, mis à part quelques exceptions, et ce n’est pas plus mal. Le vêtement doit-il être technologique? Le digital integré et intégrable saura t’il dépasser des limites de l’anecdotique et de l’utilitaire technique?  

Pour nous, la réponse est oui, mais seulement grace à deux tendances qui sont confirmés et en pleine expansion en 2013. Il s’agit de la popularisation des imprimantes 3D et du sur-mesure.

Les décennies passées nous confortent dans l’idée que le digital en tant que gadget dans un vêtement ou dans un accessoire a un impacte limité: transformer un accessoire centenaire (une montre) en y ajoutant de fonctionnalités plus recentes (le téléphone), c’est comme la domotique des années 90, c’est un peu surfait et un peu inutile.

En revanche, comme dans d’autres domaines nouveaux (les objets connectés par exemple) l’intégration de la technologie dans le vêtement doit passer par le changement d’état d’esprit vis-à-vis de la téchnologie. Il s’agit d’integrer la technologie comme une nouvelle base de création du vêtement et de son utilisation. La communication de Lacoste sur le polo du futur est plutôt clairevoyante sur ce point. La technologie y devient intrinsèque au vêtement et c’est ce qui fait la difference. Apres tout, le vêtement n’est qu’un des moyens pour nous exprimer, le champs des possibles est donc complètement ouvert. 

Lacoste, le polo du future

Lacoste, le polo du futur

Ce mindset n’est pas encore pleinement possible dans la consommation de masse, en revanche grace aux nouvelles communautés de « doers » branchés sur la création et la personnalisation et armés de leur imprimantes 3D sur un fond techie, peuvent devenir les testeurs et les ambassadeurs de cette tendance.

Quand on parle de l’imprimante 3D on parle de l’unique et du sur mesure  – un marché en plein renaissance aujourd’hui. En effet dans la mode masculine et feminine,  le sur-mesure prend toute sa force et devient le nouveau graal des modeux et des dandys. C’est donc là que l’experimentation technologique pourrait être possible. Tout particulièrement quand on voit le potentiel de collaboration interdisciplinaire que l’on constate dans les FabLabs et dans les communautés des innovateurs. Ne pouvant pas compter sur des investissements massifs, les créateurs de l’habillements technologiques pourront compter sur les effets de levier de la création collaborative et la propagation des produits grace à une communauté de préscripteurs à cheval entre la technologie, le design et même le luxe, et il en a de plus en plus. C’est vrai quoi de mieux pour un investisseur qu’un produit innovant crée et approuvé par une communauté de passionnés, pointus et exigeants?

 L’habillement est l’un des nombreux débouchés de l’imprimante 3D et si dès aujourd’hui une certaine technicité de la création de ce type est mise en avant par les personnalités éloignées de la technologie, comme Dita von Teese, son expansion est probablement assurée.

la robe de Dita von Teese par Michael Schmidt

la robe de Dita von Teese par Michael Schmidt

 

 



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