Des monstres à Paris

Ben & Julia (2011). Trois moments dans la vie de Kaluk: Le couronnement

Il est vrai que les elfes, les gnomes, les rennes, et les bonshommes barbus restent les grands classiques du mois de décembre, cependant la modération s’impose presque d’elle même dans la consommation de cette Magie de Noël ci. Le rouge et le vert deviennent lassants, même si notre âme d’enfant, qui n’a pas fini de mourir noyée dans l’amertume, la raison et le désabusement de l’age adulte, nous réclame de la magie et de l’enchantement.

 

Amenez votre âme d’enfant à la Gaîté Lyrique entre le 7 et le 31 décembre et faites lui découvrir les « characters » - les créatures. 

Il s’agit du Festival Pictoplasma qui chaque année met en lumière les artistes de Characters Design, aujourd’hui considéré comme un mouvement artistique à part entière. 

Si le mouvement a été amorcé avec la création des Digital Characters à partir des années 2000 par l’explosion des arts numériques, l’édition 2011 du festival, présente aussi bien les créations virtuelles (exposées sous forme de portraits) que les créatures « réelles », représentatives de la vague « Post-Digital ». Le travail de réalisation des monstres de cette nouvelle vague, apparaît d’autant plus impressionnant compte tenu des techniques utilisées: des monstres tricotés, cousus façon ourses en peluche, ou fabriqués selon des techniques plus classiques de l’art figuratif.

 Durant toute la visite de l’exposition, on sent l’ambition assumée des artistes: donner une vie à ces monstres, tout d’abord en tant qu’objet art, mais aussi en tant que créature! C’est véritablement troublant, d’observer et de se faire observer par ces créatures si inhabituelles tant par leur apparence, que par leurs codes.

Nous sommes habitués à reconnaître spontanément les gentils monstres des méchants monstres suivant les codes de leur représentation, qui nous sont inculqués depuis l’enfance. Ces codes sont absents dans les personnages de Pictoplasma, et c’est cela qui leur donne ce caractère si réel, sans stigmatisations, sans caricature, comme dans la vraie vie, quoi. C’est presque dérangeant  puisque les créatures n’ont rien de réel tout en semblant tellement l’être.

Dernière étape, comme un aboutissement: chaque visiteur peut imaginer son propre monstre, et poster son avis de recherche sur le grand mur prévu à cet effet dans la salle d’exposition. C’est Génial!

 

Plusieurs happenings sont organisés autour de l’événement au sein même de la Gaîté Lyrique ou dans d’autres lieu d’art à Paris

http://paris.pictoplasma.com/

http://www.gaite-lyrique.net/en/programmation/theme/festival-pictoplasma

LA GAÎTÉ LYRIQUE

3 bis rue Papin


75003 Paris

 

 

 



Laisser un commentaire